Nous avons 719 invités et 4 inscrits en ligne

Domaine Rapet Père et Fils

  • Messages : 948
  • Remerciements reçus 1512
Un dimanche amical par Bassaler



CR:  Pernand-Vergelesses, premier cru les Vergelesses 2016, domaine Rapet père et fils : un pinot noir de noble origine. Fruité sur la cerise noire, profond et racé. Bouche avec du volume, un caractère salin, des tannins rustiques comme il faut. Millésime puissant (même si trop rare), sur les classiques du Pernand (cerise, fumé, amertume légère). Excellent +
 
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Olivier Mottard, LESSENTIERS1
08 Mai 2023 12:41 #481
Pièces jointes :

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 197
  • Remerciements reçus 1263
CR: Domaine Rapet, Beaune, premier cru Grèves 2013

Bouteille ouverte 4h avant.
Beau bouchon élastique mais imprégné sur la moitié localement.

 

La couleur est tuilée, d'intensité moyenne.
Le 1°nez est assez intense mais peu nuancé avec un très léger fruit mais surtout une ambiance végétale avec un boisé bien sensible.
C'est un peu pareil à l'agitation, en plus mélangé. On a un boisé "vernis", un souvenir du fruit (prune) et une impression végétale un peu légume.
La bouche est pleine et dense, d'une bonne structure puissante, charnue et même corsée (13°). On y trouve un certain équilibre avec l'impression végétale finale et l'astringence venant de l'élevage. Le point faible vient des arômes, difficiles à décrire en bouche et peu développés au nez. L'équilibre est correct mais l'ensemble n'est pas vraiment plaisant. Son boisé sera de plus en plus asséchant au fil du temps.
Il passe mieux en mangeant et à température plus élevée.

A noter une contre étiquette générique qui ne donne pas beaucoup d'informations.

 


Patrice
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: oliv, Olivier Mottard, tht, flupke14, starbuck, LLDA, Garfield, forty-one
25 Jui 2023 18:10 #482
Pièces jointes :

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 6380
  • Remerciements reçus 12656


CR:

Domaine Rapet Père et Fils - Corton-Charlemagne Grand Cru 2014
L’année dernière, je goûtais sa petite sœur  Sous Frétille  qui ne m’avait pas convaincu.
Essai avec cette cuvée qui chapeaute la gamme en blanc du domaine.
Bouchon long et de belle qualité, juste marqué sur la base.
La robe présente peu d’évolution avec sa teinte or clair et brillante.
Le nez est peu développé aromatiquement avec des notes d’agrumes et de craie soulignées par une touche discrète d’élevage.
En bouche, c’est une toute autre affaire.
C'est un vin dense et très structuré avec un corps volumineux, tonifié par une acidité mûre.
Il déroule jusqu’à la finale, très longue, saline, marquée par des notes de fruits acidulés.
Le vin laisse une impression presque tannique avec cette sensation de mâcher de la craie.
Une cuvée encore bien jeune qui semble cadenassée aujourd’hui sur le plan aromatique.
A attendre mais les promesses sont belles.
J’ai beaucoup aimé.

Note : 16/20.
Garde : attendre deux à trois ans.

Olivier 
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: oliv, tht, Dom, sideway, peterka, La Vie est une Fête, Moriendi, TristanBP, Papé, flupke14, starbuck, leteckel, LLDA, Gerard58, Vesale, Gaija, forty-one, Allobroge
21 Juil 2023 08:17 #483
Pièces jointes :

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 948
  • Remerciements reçus 1512
A la bonne franquette avec JL75


CR: Domaine Rapet Père et Fils, Corton-Charlemagne Grand Cru, 2012

  ​​​​​​​

Nez superbe, encore très jeune mais très consensuel sur le beurre, le fruit juteux, la fleur blanche et une dominante minérale très droite et franche. En bouche, c’est très rectiligne, c’est bon et on prend plaisir à déguster ce Corton Charlemagne. Grande générosité aromatique, gourmandise. Un joli côté salin. Longueur très agréable. J'entends l'expression c'est un "puligny avec des couilles" qui m'amuse .

 
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Olivier Mottard, tht, flupke14, LLDA, Vesale
01 Aoû 2023 19:57 #484

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 802
  • Remerciements reçus 2501


Pour accompagner un foie gras aux figues (puis un plateau de fromages), un Corton Charlemagne Grand Cru 2011, domaine Rapet père et fils : un grand chardonnay, avec un nez profond, campé sur une assise minérale dense, une pointe saline et une aromatique sur la noisette. Bouche à l’avenant, corpulente, tenue par une acidité parfaitement intégrée, des notes d’amers nobles, type peau de pistache. Notes aromatiques mentholées. Salinité presque tannique. Excellent ++
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: oliv, Olivier Mottard, tht, sideway, flupke14, starbuck, leteckel, LLDA, Garfield, Vesale, Ilroulegalet, forty-one
06 Oct 2023 16:54 #485

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1266
  • Remerciements reçus 2635
CR: Domaine Rapet Père et Fils, Corton-Charlemagne Grand Cru, 2019

Ouvert 2h avant.
Nez très intense, profond et une belle complexité de jeunesse. Floral, épicé, agrumes, minéral. Très fin et englobé par un joli boisé présent mais de loin pas exubérant.
La bouche est très puissante, fine, grasse avec une aromatique intense et sans lourdeur. On trouve déjà bien équilibré avec une acidité présente presque imperceptible. Longue finale minéral saline ou ressort le boisé bien maitriser sans écharde. Comme le nez l’ensemble est des plus harmonieux mais ca envoie quand même.


Je cherchais un blanc bien viril pour un accord avec des pâtes aux homards. On n’a pas été déçu et l’accord est génial. Les 2 se répondent mutuellement pour se sublimer, ou se dompter un peu pour le vin.

Dom

   

Dom
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: oliv, Olivier Mottard, tht, Moriendi, Jean-Loup Guerrin, Vaudésir, flupke14, starbuck, leteckel, LLDA, Garfield, Vesale, Manas, forty-one
09 Oct 2023 14:41 #486
Pièces jointes :

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 802
  • Remerciements reçus 2501
CR:

Pernand-Vergelesses, Devant les Cloux 2020 : une finesse au nez, une puissance minérale sur de fins amers salivants en bouche. Fine grillure et énergie en final. Très Bien +

Pernand-Vergelesses, premier cru le Clos du Village 2020 : une opulence grasse au nez. De la mâche. Bouche avec un côté salin et gras. Rétro olfaction sur la grillure et la cacahouète. A attendre en l’état. Très Bien

Corton-Charlemagne Grand cru 2021 : du potentiel, de la finesse, de l’élégance et une large empreinte au nez. Une sorte de faux discret en bouche, oscillant entre finesse et allonge, avec de la mâche. Empreinte volumique et temporelle. Un grand potentiel. Excellent +

Savigny les Beaune, Aux Fournaux 2020 : un gros fruit bien mur, solaire, avec du charme. Déjà bien en place pour un plaisir charmeur certain. Très Bien +(+)

Beaune, premier cru Clos du Roi 2020 : traditionnellement, j’ai toujours un peu de mal avec les Beaune, la « faute » à une minéralité caillouteuse trop marquée (par rapport aux vins de calcaire par exemple). Et bien ici, c’est un peu l’exception qui confirme la règle. L’effet solaire du millésime vient patiner cette tendance, pour définir un vin sur une belle maturité du fruit, une acidité bien née et une allonge du plus bel effet. Très Bien +

Corton Pougets Grand Cru, 2020 : un vin profond, suave et élégant. Une pointe terrienne, finement herbacée, vient compléter le fruit intense et la structure tannique de belle composition. Très joli … pour dans quelques années. Excellent (+)

Enfin, une bouteille mystère avec une robe montrant une belle évolution, un léger dépôt tannique en suspension. Notes secondaires et tertiaires au nez, sur les feuilles mortes, les fruits rouges et le champignon de Paris. Bouche infusée, typée pruneaux à l’alcool, possédant encore une trame acide de belle composition. Longue empreinte. Excellent (+). Je penche pour un vin de noble origine de plus de 30 ans. Il s’agit d’un Corton Pougets Grand Cru, 1995
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: PtitPhilou, Olivier Mottard, Alain Hinant, Jean-Loup Guerrin, Vaudésir, TristanBP, Frisette, starbuck, LLDA, the_ej, DaGau, Fredimen, JulienG., Ilroulegalet, forty-one
24 Oct 2023 08:26 #487

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 6380
  • Remerciements reçus 12656
 



CR:

Domaine Rapet Père et Fils - Pernand-Vergelesses 1er Cru Sous Frétille 2012

Bouchon long, juste imbibé sur la base.
Robe or assez clair qui n’accuse pas ses onze ans.
Nez splendide sur la noisette grillée, l’amande et des arômes de fleurs blanches.
En bouche, le vin déroule sur un équilibre abouti, proposant une structure à la fois suave et élégante, riche et tonique.
On y retrouve des notes gourmandes d’amande et de citron mûr qui emmènent le vin jusqu’à une finale très longue.
Rétrolfaction savoureuse sur la noisette grillée et les fleurs blanches.
Le vin a été goûté sur deux jours et n’a pas varié d’un iota.
Belle tenue !
J’ai beaucoup aimé.

Note : 17/20.
Garde : on peut le boire mais il a tous les atouts pour encore évoluer sereinement sur plusieurs années.

Olivier
 
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: oliv, Alain Hinant, Jean-Loup Guerrin, Papé, leteckel, LLDA, Garfield, Vesale, Ilroulegalet, forty-one
06 Nov 2023 09:12 #488
Pièces jointes :

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 6027
  • Remerciements reçus 813
CR: Domaine Rapet Père et Fils - Corton-Charlemagne Grand Cru - 2010

Magnifique vin !
Belle jeunesse pour 13 ans, traçant, tout est finesse (aromatique, structure), matière présente et aérienne, long ! Au niveau.
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Olivier Mottard, starbuck, LLDA, Garfield
12 Déc 2023 11:20 #489

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 133
  • Remerciements reçus 419
CR: Domaine Rapet Père et Fils - Pernand-Vergelesses 1er Cru Sous Frétille 2016

Bouteille ouverte 3h avant le service.

Robe dorée assez clair tirant sur le vert.

À l'ouverture, le nez est timide mais propose des notes citronnés, de fruits à coques légèrement torréfiés.
La bouche est droite, tendu, avec une attaque citronné relayé par une minéralité en finale qui étire le vin.
En l'état c'est pas vraiment un vin au plaisir immédiat pour apéritif entre amis mais c'est prometteur.

À table, le vin garde toujours sa droiture mais passe de l'austérité à l'aristocratie...
Le nez n'est pas exubérant mais proposent une belle palette aromatique complète et bien défini, débutant par les agrumes, puis la fleur d'acacia, le cailloux mouillé, subtile touche de grillé.
La bouche est toujours sur la tension, bien en accord avec le nez et sa longue finale minérale se conclue sur une note miélé.

Sans surprise, c'est encore sur la retenu de la jeunesse mais ça laisse entrevoir un grand vin de gastronomie.

L'accord avec la blanquette anisée de homard était juste, où le mets et le vin s'exprimaient mutuellement et se respectaient.

David
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: PtitPhilou, oliv, Olivier Mottard, sideway, Jean-Loup Guerrin, Vaudésir, starbuck, leteckel, LLDA, JulienG., Garfield, forty-one
26 Déc 2023 08:34 #490

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 287
  • Remerciements reçus 2041


CR: Domaine Rapet Père et Fils, Corton Charlemagne Grand Cru, 2012

Ouverture deux heures avant le repas, en accompagnement de saint Jacques à la bretonne puis d’une brouillade de truffe.

La robe est sur un jaune pâle avec de fins reflets verts.
Le nez exhale des arômes de beurre frais, de fruits blancs et de cailloux.

La bouche est à l’opposé sur une trame verticale au travers d’une acidité mordante marquée sans aucun gras, et une grande longueur finale empleine de mineralité.

Si vous en avez en cave je vous conseille d’attendre , le vin est vraiment jeune sur ce beau millésime qu’est 2012. 
Cela s’assagit en revanche avec les plats, réalisant un bel accord avec la brouillade de truffe.

 

Julien
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: PtitPhilou, Olivier Mottard, Jean-Loup Guerrin, LLDA, Garfield, forty-one
26 Déc 2023 15:23 #491
Pièces jointes :

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 5518
  • Remerciements reçus 8747
CR: Domaine Rapet, Corton-Charlemagne grand cru 2013

C'est mon apport.
Avec une journée de travail complètement dingue et encore un vêlage en fin d'après-midi, je n'avais pas eu le temps d'ouvrir la bouteille 3 ou 4h plus tôt.
Le vin reste fermé dans un premier temps puis il va s'ouvrir progressivement.
Je reste persuadé que dans certaines dégustations LPV avec énormément de bouteilles, certaines passent sous les radars par manque de temps à y consacrer.
Au début, c'est la structure du vin qui interpelle car la matière en impose avec du volume.
Il va progressivement gagner en complexité aromatique et en qualité de bouche avec de beaux amers en finale.
Mes amis semblent l'avoir plus apprécié que moi.
Pour ma part, je pense que l'élevage pourrait être un peu plus fondu mais il faut dire qu'il y avait en face un vin à parfaite maturité.
Je craignais que ce soit un peu trop tôt mais Delphine m'avait dit une fois précédente qu'elle aimerait regoûter des vins de chez Rapet à maturité car elle avait bien aimé la dégustation des 2021 au domaine, c'est pourquoi j'avais choisi cette bouteille.

Un repas, mes amis ...
 

Sylvain
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Jean-Loup Guerrin, TristanBP, LLDA, JulienG., Vesale
28 Déc 2023 17:02 #492

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 948
  • Remerciements reçus 1512
Bon anniversaire Bassaler !


CR: Bourgogne Aligoté 2021, domaine Rapet père et fils : la vivacité et la floralité du cépage, un grain en bouche donnant une belle impression de volume. Joli caractère pour une entrée de gamme de haut niveau. Très Bien +
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: LLDA
24 Fév 2024 20:44 #493

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 766
  • Remerciements reçus 4445
CR: Domaine Rapet Père et Fils Pernand Vergelesses 1er Cru En Caradeux 2020

Nez avec de fines notes de réduction grillées, puis très rapidement à l'air le fruit arrive à la fois sur un fruit mûr de pêche de vigne, et sur des agrumes, 
On a rapidement un nez expressif, à la fois riche, gourmand mais frais,
Bouche avec une belle tension, l'acidité allonge le vin, avec toujours cet équilibre fruit jaune et agrumes, belle persistance saline,
Très bien en l'état, ça devrait s'étoffer et gagner en complexité avec quelques années de plus

Guillaume
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: oliv, Olivier Mottard, Alain Hinant, Jean-Loup Guerrin, TristanBP, Papé, flupke14, starbuck, leteckel, LLDA, Garfield
25 Fév 2024 10:53 #494

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 802
  • Remerciements reçus 2501
Dégustation de prestige organisée ce week-end au domaine Rapet , avec pour thème « Evolution des grands terroirs à travers le temps ». Comparons l’évolution des grands terroirs de Pernand et alentours sur un même millésime.

Le lieu : la cuverie sise près du cimetière de Pernand, offrant de l’espace et une température de dégustation quasi-idéale, à l’abri du soleil et des quelques averses toujours à craindre.

L’idée : 13 stands dédiés chacun à une année, dont deux « mystères ».

Compte-tenu des conditions, mes notes seront concises et je ne mettrai pas d’appréciation, sauf à quelques exceptions

Fût n°1 : 2022, le petit dernier, cueilli fin août. Grâce aux pluies de juin puis à la canicule estivale, des Pinots tout en équilibre sur la fraîcheur et les petits fruits rouges.
Chorey-les-Beaune Vieilles Vignes 2022 : un vin gourmand, sur le fruit / la cerise, une belle mâche.
Aloxe-Corton 2022 : vin structuré, avec une belle acidité, une charge tannique de belle construction.
Beaune premier cru les Cents Vignes 2022 : du caillou chaud, un grain expressif et une acidité encore à fondre.


Fût n°2 : la vigne fatiguée des grêles successives donne en 2015 une petite récolte d’une grande concentration, année solaire et sèche de grande garde
Pernand-Vergelesses premier cru Ile des Vergelesses 2015 : un nez de cerise fumé profond, à peine évolué, un grand vin élégant, une bouche en dentelle. Grand potentiel.
Corton grand cru 2015 : vin de terroir charpenté, de la terre, réglissé.

Fût n°3 : millésime mystère … ces deux cuvées ont été vendangées le 15 septembre, année de bise et de soleil … des vins purs et structurés
Aloxe-Corton : légère évolution, vin terrien et structuré, pointe d’épices douces.
Pernand-Vergelesses premier cru Ile des Vergelesses : grand vin, depuis le nez, à peine évolué, élégant, profond, jusqu’à la bouche complexe et structurée. Finale glycérinée de bel effet
Je décèle un millésime plutôt chaud, finalement pas très vieux, mais en excluant bien sur les 2005. Il s’agit de l’année 2005

Fût n°4 : 1999, un grand millésime généreux et massif grâce au soleil de septembre. Vendanges classiques les 19 et 20 septembre
Aloxe-Corton 1999 : rondeur, épice et grain tannique pour un vin encore jeune
Pernand-Vergelesses premier cru les Vergelesses 1999 : un fruit fumé noble, une charge tannique équilibrée, une belle allonge
Beaune premier cru les Grèves 1999 : derrière la structure toujours caillouteuse du Beaune, une douceur réglissée, une acidité de bon aloi.

Fût n°5 : vendangés fin septembre (les Iles le 27, le Corton le 25), les 1988 ont l’acidité et la fraîcheur des grandes années de garde.
Pernand-Vergelesses premier cru Ile des Vergelesses 1988 : une essence de fruits, une infusion, avec toujours du fruit, une pointe fumée et une empreinte superlative. ++
Corton grand cru 1988 : un vin sur un équilibre assez proche, toutefois plus puissant et plus terrien, moins « infusé ».

Fût n°6 : après de terribles gelées d’hiver, un mois de septembre idéal fait de 1985 un grand millésime, profond et harmonieux. Le Beaune est récolté le 24, puis le Pernand le 28 septembre
Beaune premier cru Clos du Roi 1985 : du caillou, de la rondeur et un côté glycériné un peu appuyé.
Pernand-Vergelesses premier cru Ile des Vergelesses 1985 : un nez qui truffe, sur une corbeille de fruits noirs fumés, un côté « tendre » et velouté, complexe, finement épicé. +++

Fût n°7 : mythique 1978 ! Après une fleur longue et laborieuse entraînant du millerandage, la maturité vient sur le tard et les vendanges débutent en octobre (le 10 octobre pour le Vergelesses).
Aloxe-Corton 1978 : un bonbon de douceur, totalement fondu, presque « sucré », toujours épicé et un fruit encore perceptible. +++
Pernand-Vergelesses premier cru les Vergelesses 1978 : vin encore bien droit, encore du fruit, pointe fumée, laissant une longue empreinte. +++

Fût n°8 : l’année de la sécheresse. Fait rare à l’époque, des vendanges début septembre (le 8 pour l’Aloxe et le 10 pour Ile), pour des vins murs aux tanins fermes
Aloxe-Corton 1976 : réduit ? un peu fermé à mon avis.
Pernand-Vergelesses premier cru Ile des Vergelesses 1976 : évolution nette au nez, un fruit compoté encore frais, une bouche droite, toute en dentelle. +

Fût n°9 : 1964, une grande année grâce à un été chaud et des pluies venues au bon moment ? Vendangés les 18 (Corton) et 19 (Ile) septembre, les vins ont du corps, de l’opulence et un fruit d’un rare intensité.
Pernand-Vergelesses premier cru les Vergelesses 1964 : nez infusé, frais, de méditation. Bouche grillée / fumée, fraîche, d’une persistance superlative. Magnifique. ++++(+)
Corton grand cru 1964 : un Corton en pleine force de l’âge. La structure est présente, les tannins sont fondus, le fruit encore éclatant. Le vin de la dégustation (et pour une fois, j’ai trouvé Corton supérieur à Ile des Vergelesses). +++++

Passage au stand pour un rinçage à l’H2O (sans intérêt si ce n’est laver les verres =mediumJ=medium) pour passe des terroirs ferrugineux aux marnes blanches de Pernand.

Fût n°10 : 2022, le petit dernier, cueilli tout début septembre. Grâce aux pluies de juin puis à la canicule estivale, les Chardonnays sont ouverts avec une belle matière en conservant une trame dynamique et fraîche.
Pernand-Vergelesses Devant les Cloux 2022 : simple mais sérieux, frais et élégant
Beaune premier cru Clos des Champs Pimonts 2022 : un vin minéral, gras, tendu
Pernand-Vergelesses premier cru Clos du Village 2022 : fermé !

Fût n°11 : millésime mystère ! De la fraîcheur, de la tension, de l’énergie … un millésime de garde qui a encore de la réserve
Pernand-Vergelesses premier cru Sous Frétille 2014 : c’est jeune mais complexe, avec une belle acidité, une finale charmeuse, grillée
Corton-Charlemagne grand cru 2014 : un vrai grand cru, corpulent, charpenté, profondément minéral, un joli gras qui vient le civiliser. Une rétro sur le grillé, presque intégrée. ++
Il s’agit de l’année 2014.

Fût n°12 : Août ensoleillé, septembre frais et sec … 1995 offre une belle maturité, un superbe équilibre entre puissance, gras et minéralité. Les deux cuvées sont récoltées les 25 et 28 septembre
Pernand-Vergelesses premier cru Sous Frétille 1995 : malgré une température pas optimale (un peu chaud) et une quantité dans le verre microscopique, j’ai décelé un vin vif quoique rond, avec une évolution très intéressante virant vers la truffe.
Corton-Charlemagne grand cru 1995 : la température lui a joué sans doute un mauvais tour, car j’ai trouvé ce Charlemagne … dilué !

Fût n°13 : parfois timides dans leur jeunesse, les Charlemagne de Pernand (climat « En Charlemagne ») s’ouvrent et se dévoilent après longueur de temps et patience. Avec les années, se dévoilent l’amande grillée, le miel et la truffe blanche …
Corton-Charlemagne grand cru 1985 : je me retrouve assez dans la description proposée par Vincent Rapet. Un nez grillé sur le sésame, dégageant une impression de fraîcheur. Bouche structurée corpulente, évolution vers des notes de truffe, une aromatique superlative. Grande allonge finale. ++++

Un moment de dégustation exceptionnel au domaine, une organisation maîtrisée, une signalétique précise. Merci aux équipes du domaine pour ce parcours bourguignon.
Au moins deux confirmations :
     - ma préférence de l’Ile des Vergelesses sur le Corton, pour son supplément de finesse et d’élégance ;
     - la qualité des vins produits par le domaine, quel que soit le cru, et leur potentiel de garde même sur les petites appellations.

A quand la prochaine ?

Bruno
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: PtitPhilou, oliv, Olivier Mottard, Alain Hinant, Marc C, sideway, bonaye, Moriendi, Jean-Loup Guerrin, Vaudésir, TristanBP, condorcet, Papé, Frisette, flupke14, starbuck, LLDA, the_ej, KosTa74, Fredimen, Lionel73, Garfield, Vesale, Ilroulegalet, Allobroge, Droop
07 Avr 2024 19:08 #495

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 5518
  • Remerciements reçus 8747

A quand la prochaine ?
 

Dans 5 ans
La dernière fois c'était en 2019 et personne du forum n'y était passé
Tu y es passé à quel moment ?
Nous y étions le vendredi vers 11h
Je vais rédiger un petit CR dès que je trouve un peu de temps.
Sur certaines bouteilles je me retrouve totalement dans tes notes alors que sur d'autres pas du tout.
Mais c'est bien normal, nous pouvons goûter différemment mais il peut y avoir également une variabilité entre les bouteilles puisque certaines cuvées étaient en magnums, d'autres en bouteilles et parfois nous avions le fond et d'autres fois le début.

Sylvain
08 Avr 2024 07:55 #496

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 802
  • Remerciements reçus 2501
Bonjour Sylvain

Nous sommes arrivés vendredi vers 10h00 puis repartis vers 11h15 (on aurait pu se croiser). Tu as peut-être vu ma Ferrari Twingo rouge !
Impatient d'avoir ton retour car la description d'un vin n'est évidemment pas une science exacte, il y a tellement de paramètres qui interviennent.

C'est vrai aussi que les fonds étaient parfois chargés ...
08 Avr 2024 08:21 #497

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 695
  • Remerciements reçus 298
Avec New LPV Paris, nous avons goûté récemment un Pernand rouge 1988 de chez Rapet, qui avait montré une belle persistance aromatique, grâce à l’acidité propre au millésime. 
Le seul reproche que l’on peut faire aux 88, c’est parfois une certaine rusticité dans les tanins.
Bien d’accord aussi sur le fait qu’en rouge, on a souvent plus de satisfaction avec les Pernand Île des Vergelesses qu’avec les Cortons, peut-être aussi parce que les parcelles détenues par les vignerons de Pernand ne sont pas les mieux situées. 
En tout cas, les Pernand Île des Vergelesses des domaines Rapet et Pavelot ne déçoivent que rarement.
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: leteckel
08 Avr 2024 09:15 #498

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 6416
  • Remerciements reçus 6385
Jo c'était un Aloxe Corton pas un Pernand que l'on a bu ensemble 

 

Stephane 
08 Avr 2024 09:32 #499
Pièces jointes :

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 695
  • Remerciements reçus 298

Réponse de bonaye sur le sujet Domaine Rapet Père et Fils

Tu as raison, Stéphane , mais j’ai goûté le Pernand rouge 88 à une autre occasion.
08 Avr 2024 10:04 #500

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 5518
  • Remerciements reçus 8747
Je suis vraiment à la bourre en ce moment et n'ai pas trop le temps de rédiger des CR mais cette dégustation mérite qu'on s'y attarde un peu.

Le CR précédant relatait parfaitement le contexte, j'ai dégusté les cuvées environ 1h plus tard donc par forcément les mêmes bouteilles ni au même stade d'aération/agitation
Mes notes sont succinctes car je me suis contenté de noter qqs mots après chaque cuvée.

Pour les 2022, j'ai trouvé le Chorey-les-Beaune Vieilles Vignes un peu léger et fluet, loin du souvenir du 2015.
Le Beaune premier cru les Cents Vignes était acidulé mais également un peu léger à mon goût pour un 2022
L' Aloxe-Corton avait plus de structure avec de la concentration. Une cuvée de garde probablement.

Les 2015 m'ont fait une moins bonne impression que le souvenir que j'en avais.
Pernand-Vergelesses premier cru Ile des Vergelesses un fond de bouteille trop évolué, il aurait probablement fallu regoûter après ouverture de la suivante.
 Corton grand cru Un nez puissant avec de la réglisse et des cerises noires mais une bouche assez stricte avec une masse tannique importante. A laisser vieillir pour que l'ensemble se fonde et s'harmonise.

Les 2005 à l'aveugle nous ont surpris mais pas dans le bon sens du terme.
On pensait à 2001 ou 2006 puis 2004 quand on nous a aidé en disant que c'était entre les 2.
Personne ne voyait 2005 tant les esprits sont imprégnés par l'idée que 2005 sera grand un jour !
Pernand-Vergelesses premier cru Ile des Vergelesses Un vin entre 2, plus jeune mais pas encore évolué, un peu fermé sans doute
Corton grand cru Assez similaire dans son expression au 2015 comme si les 10 ans de garde n'avait pas changé grand chose
C'est bon mais dans un registre un poil rustique qui se prêterait mieux à table avec une pièce de viande.

A cet instant pour être franc, nous ne sommes pas franchement emballés par le début de la dégustation.

Heureusement arrive 1999.
Aloxe-Corton on retrouve la patte de la colline de Corton avec un vin épicé mais qui a un grain de tannin un brin rustique
Pernand-Vergelesses premier cru les Vergelesses Là on change de registre !
Il y a des fruits rouges, des épices, des traces minérales, c'est délicieusement complexe.
Un vin harmonieux qui semble cueilli à son apogée.
Beaune premier cru les Grèves Un vin également plaisant mais qui souffre de l'ordre de passage parce qu'il est un petit cran en dessous du précédent au niveau de la structure. Mais ça reste agréable et commence à confirmer que les vins du domaine ne craignent pas la garde.

Nous passons ensuite aux 1988 et c'est une excellente découverte que ce Pernand-Vergelesses premier cru Ile des Vergelesses 
Aucun signe de fatigue, un vin bien évolué tout en délicatesse avec une longueur finale encore appréciable sur la griotte pure et fraiche.
Le Corton grand cru reste constant avec de la puissance, un nez un poil rustique mais des tannins plus fondus en bouche.
Assurément une valeur sûre pour ceux qui cherchent un pinot noir de garde. Je dirais même que la garde est impérative.

On arrive aux 1985Beaune premier cru Clos du Roi plus évolué que les précédents, on se dit qu'on attaque peut-être les vins qui sont sur la pente descendante.
Le vin reste agréable mais dans un style de vieux pinot qui devient moins consensuel dans l'hypothèse d'une ouverture lors d'un repas d'anniversaire par exemple.
Pernand-Vergelesses premier cru Ile des Vergelesses sera mon vin préféré de la dégustation.
C'est fin, c'est long, c'est complexe sur des arômes très évolués mais encore expressifs et vigoureux.
Ce vin ne semble absolument pas en fin de vie.

 

Le niveau des 3 derniers millésimes est bluffant, que personne ne vienne dire que les vins de Bourgogne ne peuvent pas vieillir correctement.

1978 , l' Aloxe-Corton est bien conservé mais dans un registre de vin ancien à l'image du Beaune 1985
Pernand-Vergelesses premier cru les Vergelesses est lui par contre bien fatigué.

1976 Des tannins secs, on n'en boirait pas un verre

On termine les rouges avec 1964 et c'est bien évidemment une découverte pour moi.
Ce n'est pas tous les jours qu'on peut boire des pinots qui ont 60 ans.
Pernand-Vergelesses premier cru les Vergelesses Un vin acide, mort pour ainsi dire (visiblement pour celui là particulièrement, il aurait fallu passer une heure plus tôt)
Corton grand cru On termine en beauté avec un vin bien entendu très évolué mais qui possède toujours une certaine complexité aromatique.
La bouche est délicate, c'est un vin de méditation qui se déguste pour lui même.

 

On passe alors aux blancs:

Pour faire court, nous avons unanimement préféré le Clos du Village sur les 3 vins de 2022
Plus de structure, de volume et de complexité que le Pernand village et le Beaune.

Le millésime mystère m'a permis pour une fois de ne pas être ridicule à l'aveugle.
Un magnifique Sous Frétille parfaitement équilibré et à point.
On en boirait des magnums !
Le Corton Charlemagne possède une grosse structure mais reste marqué par des notes pâtissières.
il faut clairement l'attendre mais le potentiel est là.
Cette fois je miserais bien un billet sur 2014 et c'est bien ça.

Les 1995 nous ont semblé légers et dépassés, aucun plaisir possible contrairement au Corton Charlemagne 1985 magnifique dans un registre de chardonnay très évolué.
Ce 1985 truffe comme le Meursault 1er cru Poruzots 1992 de chez Leflaive que Gérard nous avait fait découvrir.
C'est assez rare de trouver des Bourgognes blancs d'une telle complexité liée au vieillissement.
Ca me donnerait presque envie de laisser vieillir un 2012 puisque c'est l'année de naissance de mon fils.

Wouhha , quelle dégustation les amis !
Un grand merci au domaine Rapet pour nous permettre de découvrir leurs vins à travers les âges.
Si la prochaine est à nouveau dans 5 ans, nul doute que je ferai tout mon possible pour y assister. 
 

Sylvain
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: oliv, Olivier Mottard, sideway, Moriendi, Jean-Loup Guerrin, Vaudésir, TristanBP, toubib063, Frisette, leteckel, the_ej, Gaétan, Kiravi, Lionel73, Garfield, Vesale, Manas, Allobroge
13 Avr 2024 18:37 #501
Pièces jointes :

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 5518
  • Remerciements reçus 8747
En publiant les photos, je viens de voir que mon vin préféré Pernand-Vergelesses premier cru Ile des Vergelesses 1985 était en magnum.

Sylvain
13 Avr 2024 18:47 #502

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Modérateurs: Cédric42120GildasPBAESstarbuckMartinezVougeotjean-luc javaux